SIMULATIONS/ASTRONOMIE/LA TERRE EN ORBITE
ASTRONOMIE 2NDE · 1ÈRE · TERMINALE
SIM — 02 · MÉCANIQUE CÉLESTE

La Terre en Orbite autour du Soleil

Visualise les lois de Kepler en action. Modifie l'excentricité, la masse du Soleil et la vitesse initiale pour comprendre pourquoi les planètes décrivent des ellipses, pourquoi elles accélèrent près du Soleil, et comment la 3ᵉ loi relie la période à la taille de l'orbite — du collège à la mécanique newtonienne complète.

ORBITE Loi des aires — Kepler II

Distance r (UA)
1.000
Vitesse v (km/s)
29.8
Temps écoulé
0.00 an
VITESSE :

PARAMÈTRES ORBITAUX

GRAPHIQUES r(t) et v(t) sur une période

Distance r(t) au Soleil Vitesse v(t) orbitale Position actuelle

GRANDEURS EN DIRECT

Distance r (10⁶ km)
149.6
Vitesse v (km/s)
29.8
Accélération a (m/s²)
5.93 × 10⁻³
Période T (jours)
365.3
Énergie cinétique (×10²⁹ J)
2.65
T² / a³ (jours²/UA³)
133100

COURS — SELON LE NIVEAU

1. Le système solaire et les mouvements des planètes

Le Soleil est l'objet le plus massif du système solaire. Les planètes, dont la Terre, tournent autour de lui en suivant des trajectoires quasi circulaires appelées orbites.

2. Mouvement circulaire uniforme

En première approche, on modélise l'orbite de la Terre comme un cercle parcouru à vitesse constante. La Terre met environ 365,25 jours (1 année) pour faire un tour complet — c'est sa période de révolution.

3. Vitesse et distance

Pour un mouvement circulaire uniforme de rayon R et de période T, la vitesse v est constante et donnée par :

v = (2 × π × R) / T

Avec R ≈ 150 millions de km et T ≈ 365 jours, on obtient v ≈ 30 km/s — la Terre se déplace très vite dans l'espace !

4. Référentiels

Le mouvement de la Terre n'a de sens que par rapport à un référentiel. Dans le référentiel héliocentrique (centré sur le Soleil), la Terre est en mouvement. Dans le référentiel terrestre, c'est le Soleil qui semble se déplacer dans le ciel.

À retenir en 2nde : l'essentiel est de comprendre qu'un mouvement se décrit toujours dans un référentiel, et de savoir calculer une vitesse moyenne à partir d'une distance parcourue et d'une durée — ici, le périmètre de l'orbite et la période.

1. Description vectorielle du mouvement

On décrit la position de la Terre par un vecteur position, sa vitesse par le vecteur vitesse ⃗v (tangent à la trajectoire), et sa variation de vitesse par le vecteur accélération ⃗a.

2. Deuxième loi de Newton

La relation fondamentale de la dynamique relie la somme des forces appliquées à un système à son accélération :

Σ F⃗ = m × a⃗

Pour la Terre en orbite, la seule force notable est la force de gravitation exercée par le Soleil, dirigée vers le centre du Soleil (force centripète).

3. Force de gravitation universelle

F = G × (M × m) / r²

avec G = 6,67 × 10⁻¹¹ N·m²·kg⁻², M la masse du Soleil, m la masse de la Terre, et r la distance Terre-Soleil.

4. Mouvement circulaire et accélération centripète

Pour un mouvement circulaire uniforme, l'accélération est centripète (dirigée vers le centre) et de norme :

a = v² / R

En combinant avec la loi de gravitation, on retrouve la 3ᵉ loi de Kepler pour une orbite circulaire :

T² = (4π² / (G·M)) × R³

5. Premières lois de Kepler (introduction)

  • Loi I — loi des orbites : les planètes décrivent des ellipses dont le Soleil occupe l'un des foyers.
  • Loi II — loi des aires : le segment Soleil-planète balaye des aires égales en des temps égaux (la planète va plus vite près du Soleil, au périhélie, et plus lentement loin de lui, à l'aphélie).
Attention : même pour une orbite circulaire (vitesse constante en norme), l'accélération n'est pas nulle ! Le vecteur vitesse change constamment de direction, donc ⃗a ≠ 0⃗. Beaucoup d'élèves confondent "vitesse constante" et "accélération nulle".

1. Les trois lois de Kepler — formulation complète

  • Loi des orbites : dans le référentiel héliocentrique, les trajectoires des planètes sont des ellipses dont le Soleil occupe l'un des deux foyers.
  • Loi des aires : l'aire balayée par le rayon Soleil-planète pendant une durée Δt est constante, quelle que soit la position sur l'orbite :
dA/dt = constante ⟺ (1/2)·r²·(dθ/dt) = constante

Cette loi est une conséquence directe de la conservation du moment cinétique, car la force de gravitation est une force centrale (toujours dirigée vers le Soleil), donc son moment par rapport au Soleil est nul.

  • 3ᵉ loi (loi des périodes) : le rapport entre le carré de la période T et le cube du demi-grand axe a est le même pour toutes les planètes d'un même système :
T² / a³ = (4π²) / (G·M) = constante

2. Étude énergétique du mouvement orbital

L'énergie mécanique d'un satellite (ou d'une planète) en orbite est la somme de son énergie cinétique et de son énergie potentielle de gravitation :

Em = Ec + Epg = (1/2)·m·v² − (G·M·m)/r

Pour une orbite elliptique, l'énergie mécanique totale est constante et ne dépend que du demi-grand axe a :

Em = − (G·M·m) / (2a)

Au cours du mouvement, Ec et Epg varient (la vitesse augmente quand r diminue), mais leur somme reste constante — c'est le principe de conservation de l'énergie mécanique.

3. Vitesse au périhélie et à l'aphélie

En combinant la conservation de l'énergie et la loi des aires, on peut montrer que la vitesse est maximale au périhélie (r minimal) et minimale à l'aphélie (r maximal) :

vpérihélie · rpérihélie = vaphélie · raphélie

4. Cas particulier : orbite circulaire

Pour une orbite circulaire (e = 0), la vitesse est constante et l'accélération est uniquement centripète, de norme a = G·M/r² = v²/r. L'énergie mécanique se simplifie :

Em = − (1/2) · (G·M·m)/r = − Ec

5. Satellites géostationnaires (application 2Bac)

Un satellite géostationnaire reste fixe par rapport à un point de la Terre : son orbite est circulaire, équatoriale, de période égale à la période de rotation de la Terre (≈ 23 h 56 min). En appliquant la 3ᵉ loi de Kepler avec M la masse de la Terre, on trouve un rayon d'orbite unique r ≈ 42 200 km (altitude ≈ 36 000 km).

6. Méthodologie pour un exercice de mécanique céleste

Démarche type au baccalauréat : (1) définir le système et le référentiel d'étude (en général héliocentrique ou géocentrique, supposé galiléen), (2) faire le bilan des forces, (3) appliquer la 2ᵉ loi de Newton pour établir l'équation différentielle ou la nature du mouvement, (4) utiliser les lois de Kepler ou la conservation de l'énergie selon ce qui est demandé, (5) faire l'analyse dimensionnelle / numérique du résultat.

À retenir : la constante T²/a³ ne dépend que de la masse M de l'astre central — elle est donc la même pour toutes les planètes du système solaire (car elles tournent toutes autour du même Soleil), mais elle serait différente pour les satellites de Jupiter par exemple.